Le Cirio

Restauration intérieure et extérieure - reconstitution de la troisième salle et de la marquise

Le café CIRIO se situe rue de la Bourse et occupe le rez-de-chaussée d’un immeuble de rapport faisant partie d’un ensemble érigé par la société « Les Constructions réunies » entre 1883 et 1886 d’après les plans de Charles Gys. L’espace du café tel qu’il est aujourd’hui est le résultat de plusieurs modifications. 

La première transformation par Ch. Gys datant de 1890 est l’unification de deux concessions pour former un unique volume. 

Henri Coosemans, décorateur, modifie la devanture en 1909 (actuelle vitrine et entrée de style néo-renaissance). La première salle arbore un décor cohérent avec la devanture, elle est éclairée par trois lustres à motifs floraux. Les lambris intègrent parfaitement les banquettes et les miroirs. Les murs sont également recouverts d’un revêtement imitant le cuir repoussé doré.

La deuxième salle est le résultat d’une extension ultérieure, ce qui explique le caractère légèrement différent des lambris en bois plus proche de l’art nouveau en forme de demi-lune intégrant les miroirs. Les murs sont revêtus d’un papier peint en relief à fond plat à motif végétal carré de style art nouveau (provenant de la firme Rottman & Co).

La troisième salle, résultant de la même campagne d’extension que la deuxième, comprend encore aujourd’hui quelques éléments d’origine (du moins de cette phase d’extension). En 1923, sous la direction de l’architecte René Serrure, quelques modifications seront effectuées à cette salle arrière (notamment l’agrandissement pour la création d’une salle de dégustation et le déplacement des Wc).

L’établissement est parsemé d’un amalgame de vieux objets qui participent accessoirement à l’ambiance Belle Epoque du café. C’est également le cas des tables, des chaises et des tabourets fabriqués en 1989 suivant un modèle d’inspiration art nouveau.

 

Certains éléments devaient être restaurés et/ou reconstitués, tout d’abord la marquise et ce, pour toute la rue de la Bourse, le revêtement de sol fortement usé, les sanitaires (classés) etc. 

En réalisant les études préalables et en prévoyant une analyse des besoins, nous nous sommes vite rendu compte de la nécessité d’augmenter la surface des cuisines. Ceci a pu se faire au profit du patrimoine ! En effet, la période relative au projet de 1923 convenait parfaitement à une reconstitution répondant à une amélioration pour le tenancier mais aussi pour le bien classé en tant que tel. 

Le revêtement de sol a été reconstitué en bois (parquet) sur base des recherches et sondages qui ont été menés. Le décor d’origine, encore présent (banquettes, miroirs, vitrines) seront déplacés pour retrouver leur emplacement indiqué sur les plans d’archives mais surtout sur un document audiovisuel très précieux, à savoir un extrait du film de 1968 intitulé « La Bande à Bonnot » avec entre autre Jacques Brel et Bruno Cremer dans lequel on peut voir le décorum de la troisième salle.

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